Atacama
Ma traversée du désert

Le désert d’Atacama est connu pour être le désert le plus aride du monde. Et lorsque l’on pense au désert, on a tendance à s’imaginer une grande étendue de sable, dépourvue de toute forme de vie. Or, ce n’est pas totalement exact. Une pluralité d’espèces animales et végétales a élu domicile au sein de cet éco-système asséché. Ce désert offre un éventail de paysages tous aussi surprenants les uns que les autres. On se laisse porter par la beauté des lagunes bleu azur, en passant par les canyons ensablés et les forêts de cactus. On est bien loin du désert de Mad Max. Allez c’est parti, je vous montre!

Contexte

Octobre 2019. Le Chili est en pleine révolte. Après deux semaines de participation intense aux protestations, nous décidons, avec trois amies, de nous éloigner de ce climat pesant et de Valparaiso. Notre objectif : Découvrir le Nord du Chili et son célèbre désert, le désert d’Atacama.

Se rendre à San Pedro de Atacama

Nous n’avions qu’une semaine pour effectuer ce voyage, nous ne pouvions donc pas nous permettre de passer 20h dans un bus pour rejoindre le Nord, c’est pourquoi nous avons opté pour l’option aérienne. Pardonne-nous conscience écologique…

Depuis Santiago il est possible de prendre un avion en direction de Calama, ce n’est pas très cher, environ 30 euros, évidemment tout dépend de la période et si vous achetez vos billets à l’avance ou non. Il faut compter 2h15 de vol et il y a des vols avec LATAM ou Sky Airlines. Comme je disais plus haut il est également possible de choisir le bus pour rejoindre San Pedro de Atacama, ce sera environ 40 euros et pas moins de 23h de trajet, mais ça se fait, d’autant plus que les bus chiliens sont confortables. Tout dépend du temps que vous avez pour effectuer ce voyage.

En arrivant à l’aéroport de Calama il y a des taxis pour se rendre à San Pedro de Atacama, mais entre nous ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Parfaite transition pour aborder la question du moyen de locomotion sur place. Ce que l’on nous avait recommandé était de louer une voiture, surtout qu’à 4 nous avons pu diviser les frais d’essence, de location et de nettoyage, donc on s’en sortait pour un prix plutôt raisonnable. Cela revient bien moins cher au final que de payer les excursions avec les guides sur place, qui sont à mon sens des attrapes-touristes!

Voici notre bolide! Le Renault Duster, costaud cette machine, vu ce qu’on lui a mis dans la tronche!

Si vous n’êtes que deux ou même tout seul, vous pouvez trouver des personnes pour compléter votre voiture sur Facebook par exemple, je sais que pendant la grosse saison il y a de nombreux touristes qui cherchent à faire partie d’une escouade ou qui souhaitent remplir leur voiture pour diminuer leurs frais. Il y a par exemple les groupes Facebook « Les Français au Chili » ou « Français au Chili » où de nombreux français postent de temps à autres. Avoir une voiture vous octroiera plus de liberté dans vos programmes.

Que faire sur place?

Il y a beaucoup de choix et une myriade de paysages à savourer. Nous n’avions que 5 jours sur place donc nous avons optimisé notre temps au maximum. Et malgré cela nous n’avons pas pu tout faire. Voici en détail le programme que nous avons effectué :

JOUR 1

Pukara de Quitor

Pukara de Quitor, la forteresse des Atacamas

Prix d’entrée : 3000 pesos pour les adultes.

Le site est à 3 kilomètres de San Pedro, soit 10 min en voiture, et il est très facile d’accès. Il est même possible de faire le trajet à vélo. Il y a une légère randonnée pour rejoindre le sommet, rien de bien méchant, juste de quoi se mettre en jambe pour bien débuter la semaine. De là vous pourrez avoir une vue globale sur la vallée et sur les vestiges pré-incas.

En ce qui concerne l’histoire de ce lieu, nous apprenons via le prospectus donné à l’entrée que ce site archéologique abrite les ruines de forteresse pré-inca datant du 12ème siècle. Cette forteresse servait de douane pour contrôler les flux commerciaux, mais elle fut également érigée pour résister face aux invasions des conquistadors espagnols. À deux reprises les espagnols perdirent face aux atacamas (nom donné aux habitants du désert d’Atacama) avant de finalement s’imposer. 300 atacamas furent abattus et leurs têtes suspendues par les espagnols sur les hauteurs de la forteresse pour démontrer leur supériorité et soumettre le peuple indigène. Certains lui donnent parfois le nom de « village des têtes » à cause de ce massacre.

Nous avons choisi de faire le site de Pukara ce jour-là car nous avions voyagé toute la matinée, et cette activité faisable en seulement 2 ou 3 heures nous permis ensuite d’avoir le temps de nous installer dans notre hostal et de trouver du ravitaillement pour la semaine.

JOUR 2

Laguna Chaxa

Prix d’entrée : 2500 pesos.

L’entrée du site est assez compliquée à rejoindre. Ne faites pas confiance à Google Maps pour vous y rendre, il nous a fait perdre presque 2h en voulant nous faire passer par un chemin bien plus loin que nécessaire. Demandez à quelqu’un de vous indiquer ou cherchez bien les panneaux sur la route.

Une fois arrivé, c’est wow! Ça y est nous sommes dans le bain. Au cœur du Salar, grande étendue de sel blanc/marron, on dirait visuellement que le sol est entièrement recouvert de sucre de canne, comme en attestent les photos.

Il règne en ce lieu un silence implacable. Il y a très peu de monde autour de nous, rien pour polluer cette atmosphère paisible que nous offre le désert. Il n’y a que nous, les flamants roses des andes, et ces grandes flaques d’eau salée. Là est l’avantage de voyager dans un pays instable et en pleine révolte. Les touristes réticents restant chez eux, les autres en profitent.

Il y a un coin pique-nique à l’entrée du sîte, avec de l’ombre, des toilettes, et également un « musée » pour vous apporter de précieuses informations sur le Salar.

Laguna Tebinquiche

Prix d’entrée : 3000 pesos

Deuxième lagune que nous avons le plaisir de contempler. Et ce dans les mêmes conditions que la première, si ce n’est qu’il y avait encore moins de personnes. Elle est facile d’accès, vous n’aurez aucun mal à la rejoindre depuis Chaxa.

Ojos del Salar

Prix d’entrée : Libre accès

En vous rendant à la lagune Tebinquiche (ou à la Laguna Cejar) vous ne pourrez pas rater les deux grands trous d’eau d’environ 15 mètres de diamètre situés sur le bord de la route. Ce sont les « yeux » du désert. Il est possible de se baigner dans l’un des deux. L’eau est un peu fraiche mais quel bonheur de se rafraichir dans ce désert aride ! Et évidemment c’est gratuit donc on ne s’y refuse pas.

JOUR 3

3e jour, et une grosse journée qui s’annonce. Nous décidons de nous lever à 5h30 pour profiter du lever de soleil sur la vallée de la lune. Nous arrivons sur place sous les coups de 6h30. Le réveil fut difficile mais sans regrets. Le spectacle est magnifique. Apaisant. Sans la route pour nous rappeler que nous sommes bien sur Terre, nous aurions cru être sur une autre planète. Le paysage est digne d’un film de science-fiction. Vous savez comme dans ce film avec Matt Damon où il est seul sur Mars. Bref, je m’égare. Sur cette photo le dépaysement n’est pas encore total. Attendez de voir la suite.

Valle de la Luna

Après de longues minutes à savourer les douces couleurs de l’aurore nous nous dirigeons vers la Valle de la Lune. Prix de l’entrée : 2000 pesos. Le guide nous fournit une carte avec le parcours à respecter. Sachez que vous avez la possibilité de louer des vélos à San Pedro et de faire le parcours de la vallée à vélo, il n’y a pas de grande difficulté. Une seule route traverse la vallée et plusieurs parkings sont à disposition. Ceci permet donc de visiter la vallée par étape.

Ces étapes ce sont :

  • La Duna Mayor
  • Tres Marias
  • L’amphithéâtre
  • Le Mirador de Kari ou Mirador del Coyote 
  • Cavernas de Sal ou Cuevas de Sal

Tout est signalé, et avec la carte donné par le guide à l’entrée vous n’avez aucune chance vous perdre.

La Vallée de la Lune, et au milieu, l’unique route qui la traverse

Avec ses canyons, crêtes pointues, et ravins formés par l’érosion de l’eau et du vent, ainsi que sa couleur ocre, cette vallée a tout d’un paysage lunaire, et c’est ce qui lui a valu son nom, vous l’aurez compris.

Pendant cette balade nous n’étions pas seuls! À peine avions nous garé la voiture que trois petites bêtes poilues venaient nous tenir compagnie. Certainement avions nous pénétré sur leur territoire. Ils furent nos guides et gardes du corps durant notre traversée de la vallée. Si vous les croisez un jour dans la vallée, faites leur savoir que je ne les ai pas oubliés!

Valle de la Muerte

Situé à 2 kms de San Pedro, la Vallée de la Mort, ou Vallée de Mars, est un mélange de dunes gigantesques, de canyons et de montagnes rocheuses. Elle est très proche de la Vallée de la Lune, donc facile à trouver en suivant les indications. Contrairement à la première Vallée celle-ci posera quelques difficultés si vous êtes à vélo, disons qu’il faudra bien pousser sur les cuisses.

Prix d’entrée : 3000 pesos

Impressionnant non?

Vous connaissez le sandboard? Eh bien les connaisseurs de ce sport de glisse sur sable se regroupent ici car c’est le meilleur spot de sandboard du pays. Il est possible de louer des planches à San Pedro pour pas trop cher. De plus, si vous marchez jusqu’à la crête il y a un magnifique point de vue sur toute la vallée qui vous attend.

Lagunas Altiplanicas

Laguna Miscanti

Allez on prend de l’altitude et on vient admirer la vue qu’offre le lac Miscanti, situé à 4140 mètres au dessus du niveau de la mer, ce n’est pas rien! Il ne vaut mieux pas faire cette excursion les premiers jours, prenez le temps de vous acclimater à l’altitude en faisant des randonnées ou activités proches de San Pedro dans un premier temps. Personnellement après 3 jours dans le désert, l’altitude n’avait aucun effet sur moi.  Prévoyez une petite veste, il fait plus frais à cette altitude.

Les lagunes altiplaniques se trouvent à 120 kms de San Pedro, le GPS saura facilement vous amener à destination. Mais au cas où, sachez qu’il faut emprunter la ruta 23-CH sur 110 km avant de bifurquer sur la gauche sur 7 kms pour monter jusqu’aux lacs.

Le prix de l’entrée est de 3000 pesos.

Vous n’êtes pas obligés de poser la voiture dans le parking à l’entrée, il y a une route le long du lac qui va jusqu’au deuxième lac, et le long de cette route sont présents 3 petits parkings.

La Laguna Miscanti, et au loin le volcan du même nom

Laguna Miniques

Si vous suivez la route, au bout vous arriverez sur le parking final. Là ou se trouve la Lagune Miniques. Quand nous sommes arrivés il n’y avait personne. Nous commençons à nous y habituer. Et donc nous voilà seuls face à la magnifique lagune de Miniques, plus petite que la précédente mais qui n’a rien à lui envier. Il y a même quelques vicuñas qui viennent jusqu’à ses rives pour s’abreuver. 

JOUR 4

Si je devais qualifier cette journée je dirais que c’était la journée des surprises, vous allez comprendre pourquoi! Au programme : les Geysers del Tatio et la vallée des cactus de Guatín. Nous partons tôt le matin, pour deux raisons. La première c’est qu’il y a un peu plus de 2h de route pour rejoindre les geysers. Et segundo parce que les geysers sont plus impressionnants vers 6 ou 7 heures du matin lorsque la différence de température est plus importante, créant ainsi plus de vapeur.

Mais avant d’aborder plus en profondeur notre passage aux geysers, j’aimerais parler de la route pour s’y rendre. Pourquoi? Parce qu’en chemin nous avons rencontrés de nombreux animaux. Des moutons, des ânes, mais surtout des vicuñas!

Rencontre avec les Vicuñas
(vigognes en français, mais je trouve le nom vicuña amusant alors je vais continuer à les appeler comme ça)

Nous étions en voiture, la clim et la musique à fond, quand tout à coup sur la gauche nous observons ce qui semble s’apparenter à un lama. C’était un vicuña. Seul. Broutant son herbe fraiche du matin. Nous n’avions jusqu’ alors croisé la route d’aucun de ses congénères, que ce soit lama ou bien vicuña, et ce après plus de 3 jours dans le désert. La joie s’empare de nous. Je m’empresse de saisir mon appareil photo pour avoir une chance de figer l’instant.

Je m’approche lentement, passant de rocher en rocher pour me cacher, afin de ne pas l’effrayer. Et je réussi à le prendre en photo. Avant qu’il ne parte en courant, effrayé par mon approche quelque peu précipitée. 

On pourrait croire que ça s’arrête là. Mais ce serait douter de ma persévérance. En observant sa fuite, nous nous rendons compte qu’il rejoint ses compagnons!

Et voici la petite famille au complet!

Geysers del Tatio

Prix de l’entrée : 10 000 pesos

Altitude : 4320m

Il y a 90kms entre les geysers et San Pedro de Atacama et les geysers sont plus impressionants le matin. Il faut donc partir tôt. Le mieux c’est d’arriver là bas vers 6h, vers le lever du jour. Le site est situé en altitude donc il est préférable de s’y rendre en fin de voyage, et si c’est après les lagunes altiplaniques c’est encore mieux car le corps s’habitue au fur et à mesure à l’altitude. Sinon vous pourriez avoir quelques maux de têtes, nausées etc… Aussi, qui dit altitude dit baisse de température donc prévoyez des vêtements chauds.

Si je me souviens bien, à l’accueil on vous remet un plan à suivre en voiture, ou à pied. Le circuit ne se fait que dans un sens pour éviter l’encombrement sur les voies de passage. Il faut savoir que c’est un parc naturel qui abrite plus de 80 geysers, mais seulement une petite partie est accessible au public, pour préserver le site. Ah oui et à la fin du circuit il y a une piscine d’eau chaude! Avec à disposition des cabines pour se changer et des toilettes. Donc n’oubliez pas d’emmener votre plus beau maillot de bain et une serviette!

Machuca, la Vallée des Lamas

Après une baignade relaxante dans la piscine d’eau chaude, nous prenons la route en direction de Guatin. Sauf que vous pensez que la matinée est finie? Mais non! Parce que sur la route qui rentre des geysers il y a le village de Machuca. Et pourquoi ce village est-il connu? Pour l’élévage d’alpagas et de lamas. C’est ainsi que nous sommes tombés sur une vallée de lamas, absolument par hasard, alors que nous n’avions même pas prévu de nous arrêter à Machuca initialement.

Guatín et ses cactus

Ah Guatín… On va rigoler un peu. Je vous explique. Nous rentrons des geysers et après un arrêt à Machuca nous sommes à la recherche du début de la fameuse randonnée de Guatín. Nous essayons tant bien que mal de nous repérer sur Google Maps et MapsMe, rien n’y fait, le chemin reste introuvable. Quand soudain, au loin nous apercevons des bus touristiques, 4X4 etc… Bingo. Sauf que dans la précipitation nous empruntons un chemin qui semble rejoindre le parking où sont parqués tous ces véhicules. Quelle erreur! Vous sentez arriver la galère non?

Après un bon kilomètre sur ce chemin nous nous retrouvons embourbés dans le sable. Le Duster ne veut plus avancer. C’est la boulette. Il ne reste plus qu’à le sortir de là. À la force des bras. On commence par dégager les roues et frayer un chemin derrière lui. Notre objectif étant de rebrousser chemin jusqu’à la route d’où nous venions. Une tâche ardue. Tâche qui nous coûte bien une grosse demi-heure d’effort. Après de multiples manoeuvres, nous parvenons enfin à dégager l’engin.

Après cet épisode nous décidons de changer nos plans. Nous sommes en sueur et un peu d’ombre et de fraîcheur ne ferait pas de mal. En contrebas de la route nous avions repéré une rivière au milieu d’une flore luxuriante. C’est ici que nous passerons tout l’après-midi, avec au programme baignade et détente

JOUR 5

Lagunas escondidas de Baltinache

La plus belle chose, à mon goût, que vous pourrez voir dans ce désert ! Je vous remets dans le contexte. Dernier jour. La chaleur, les nuits compliquées et les heures de route ont entamé notre forme physique. Notre vol nous attend dans l’après-midi pour rentrer à Santiago puis à Valparaiso. Cependant une dernière activité est inscrite sur notre programme : les lagunes cachées de Baltinache. Si je traduis mot pour mot, car techniquement elles ne sont pas réellement cachées, simplement difficile d’accès tant la route a malmené notre beau Duster. Nous ne nous attendons à rien d’incroyable, nous ne savons même pas s’il est possible de se baigner et s’il y aura du monde autour des bassins.

Après presque 2h de voiture interminables à subir une route bien rocailleuse, nous arrivons finalement au point de destination. Pas un chat à l’horizon. Seulement deux locaux, responsables des lieux, qui nous indiquent en quelques minutes les consignes à respecter. Tout d’abord, il est interdit de porter de la crème solaire, sauf sur le visage. Il est également interdit de mettre la tête sous l’eau, et toute baignade ne doit pas durer plus de 15 minutes. Pourquoi tant de précautions me direz-vous ?

Il faut savoir que les deux bassins où il est possible de se baigner sont très très TRÈS salés. Une baignade prolongée peut par conséquent provoquer des brûlures. D’autre part, s’il est interdit de porter de la crème solaire c’est pour ne pas contaminer les bassins tout simplement. Les crèmes solaires possédant, pour la majorité, des produits chimiques.

Les deux bassins adaptés à la baignade sont le premier et le dernier. Sur la carte donnée par les locaux nous repérons que le deuxième est bien plus grand. C’est donc le maillot de bain enfilé, l’appareil photo dans une main et la serviette dans l’autre que nous partons en direction du grand bassin. Ou devrai-je dire, en direction du paradis.

Nous arrivons devant un bassin d’un bleu éclatant, et tellement limpide que nous en voyons le fond. Le bord du bassin est entièrement constitué de sel. Un sel d’un blanc pur, un blanc qui vous saute aux yeux si vous ne portez pas de lunettes de soleil.

Après un dernier coup d’œil à la montre, nous sommes prêts pour nos 15 minutes de baignade. L’eau est froide, très froide. Très certainement parce que notre corps, bien réchauffé par la chaleur ambiante du désert, ne supporte pas la différence de température.

Aussi, connaissez-vous le principe de la poussée d’Archimède ? « Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée du bas vers le haut équivalente au poids du volume de fluide déplacé ». Pour résumer, le sel augmente la densité de l’eau, rendant le volume de liquide plus dense, plus lourd que nos corps, ceux-ci n’ont d’autre choix que de rester à la surface. En gros, nous flottions. C’est assez surréaliste quand vous l’expérimentez, mais tellement jouissif.

Après la baignade, une bonne douche froide vous attend, et des tables de pique-nique sont disponibles si vous souhaitez manger sur place.

Autres activités

  • Piedras rojas
  • Laguna Tuyaito
  • Laguna Cejar

Initialement, cette lagune faisait partie de notre programme. Malheureusement, en arrivant devant l’entrée, il y avait beaucoup de monde, les touristes étant déposés en minibus par vingtaine. Pourquoi tant de monde? Parce que c’est une des lagunes les plus faciles d’accès où il est possible de se baigner , contrairement à Chaxa et Tebinquiche. Par contre il faudra débourser 15 000 pesos pour avoir ce plaisir. Nous avons donc choisi de passer notre chemin. L’observer de loin nous fut suffisant. D’autant plus que quelques minutes auparavant nous avions eu notre moment baignade aux Ojos del Salar.

  • Valle del Arcoiris
  • Termas de Puritama (Entrée : 11 000 pesos – Enfants entre 3 et 12 ans: 5 000 pesos)

Se loger à San Pedro de Atacama

Nous avons essayé deux hostals. Le premier réservé via Booking et le deuxième sur place.

Kinsa Atacamena

Prix : 12,60USD/personne

Lit Simple dans Dortoir de 8 Lits avec Salle de Bains Séparée

Rien à dire, nous avons été bien reçus. Par contre la cuisine était un peu petite, tellement petite qu’à 3 on était déjà trop à l’intérieur. Aussi il n’y avait que deux salles de bain, avec une douche dans chacune, ce n’est pas assez quand il y a 20 personnes dans l’hostal et que tous se lèvent plus ou moins à la même heure. Sinon le reste au top, les lits sont confortables, le cadre est convivial, et il est facile de se garer aux alentours.

Hostelling International

Prix : 12 000 pesos/nuit/personne

L’avantage majeur de cet hostal c’est qu’il est situé dans la grande rue piétonne de San Pedro d’Atacama, là où se trouvent la plupart des magasins, restaurants, ou autres points d’intérêt. Nous étions dans une chambre avec deux lits superposés de 3 étages, autant vous dire qu’il ne faut pas avoir le vertige. Aussi, prévoyez des boules quies pour la nuit car le concierge met la musique très forte jusqu’à 3h du matin et il y a également des bars aux alentours qui font beaucoup de bruits. Pas d’eau chaude dans les douches mais soyons honnêtes après une journée dans le désert vous ne révérez que d’une chose : une bonne douche froide.

Site web : http://www.hostellingsanpedro.cl/

Sinon n’hésitez pas à consulter BOOKING.COM pour réserver des hostals. Le site est assez bien fait, et vous pourrez vite vous faire une idée sur les bons et mauvais hostals dans le coin. Petit conseil, si vous êtes déjà sur place, vérifiez sur booking la disponibilité dans l’hostal puis allez en personne réserver votre chambre. Booking prend un pourcentage sur les réservations et ça n’arrange ni vous ni les hôtels, donc ils sont parfois enclins à proposer des prix avantageux sur leurs chambres.

Se nourrir à San Pedro de Atacama

BARROS

C’est le ventre gargouillant que nous sommes arrivés à San Pedro d’Atacama. Et après seulement quelques minutes de recherche, notre choix s’est tourné vers le restaurant Barros. Bonne pioche! Nous nous sommes régalés! L’accueil était chaleureux et le cadre sympathique pour déguster notre premier repas d’Atacamas.

AURA ANDINA

Ce restaurant est bien noté sur Google, et pourtant… Nous avons longuement attendu nos plats, pour qu’au final le saumon que j’avais commandé ne soit pas assez cuit, presque surgelé à certains endroits. Plat qui m’a bien valu quelques crampes d’estomac. Je ne recommande donc pas ce restaurant.

Pas très appétissant n’est-ce-pas?

Ce sont les deux seuls restaurants où nous avons pu manger durant notre séjour à Atacama, donc je ne saurais vous recommander d’autres établissements. Le fait est que ce village est conçu pour le tourisme donc les prix sont d’après moi trop chers, et c’est valable pour à peu près tout, les excursions, la nourriture, les souvenirs… Évidemment tout dépend de votre budget.

Enfin, il y a des petits magasins locaux où vous pourrez acheter ce qu’il vous faut pour vos piques niques.

Conseils en vrac

  • Prévoir des vêtements légers pour les fortes chaleurs du désert, mais aussi des vêtements chauds pour les activités en altitude où la température est bien plus basse
  • Toujours avoir des réserves d’eau
  • Mettre constamment de la crème solaire, pour éviter les insolations
  • Avoir une carte dans la voiture, si vos téléphones tombent en panne, elle peut toujours servir
  • Garder les activités en altitude pour les derniers jours, ou du moins pas pour les premiers

N’hésitez pas à laissez un commentaire si vous avez des bons plans qui pourraient profiter à tous, ou si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre!

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