À PROPOS DE MOI
Qui est Le Nouveau Sauvage?
Salut, Le Nouveau Sauvage c’est moi, Alex, Alexandre.
Je suis parti parce que je ne savais pas très bien rester.
Depuis, je marche.
Pas toujours avec une destination. Parfois avec une carte, souvent avec quelques affaires dans un sac, et toujours avec cette impression qu’il existe, quelque part derrière la prochaine montagne, une réponse que je n’ai pas encore trouvée.
J’ai appris à aimer les chemins qui s’éloignent. Les rivières qui n’attendent personne. Les nuits froides sous une tente. Le feu qui crépite lorsque le téléphone ne capte plus rien. Ces territoires où l’on cesse peu à peu de vouloir maîtriser le monde et où l’on accepte simplement d’y prendre sa place.
Je voyage seul, à deux, et parfois avec des inconnus devenus des compagnons de route. Je marche, je pagaie, je grimpe. Je photographie ce qui mérite de rester et j’écris ce qui, autrement, finirait par disparaître.
Je ne cherche pas à fuir la civilisation. Je cherche seulement, de temps à autre, à m’en éloigner suffisamment pour entendre autre chose.
Ce blog est né de cela.
De mes départs, de mes retours, des paysages traversés et de ceux qui les habitent. Mais surtout de cette question qui accompagne chacun de mes voyages : qu’est-ce qu’il reste de nous lorsque nous avons laissé derrière nous tout ce qui nous définissait ?
Je n’ai pas encore trouvé la réponse.
Alors je continue de partir.
Bienvenue sur Le Nouveau Sauvage.
Un jour, entre deux cours d’une licence de Langues Étrangères Appliquées, des amies me proposent de sécher le laïus d’un professeur que nous estimions assez peu. À la place : une conférence sur le programme Erasmus. Un de ces hasards qui, sous ses airs d’anecdote, réoriente le fleuve d’une vie.
Ce jour-là, j’ai vu apparaître, sur l’écran d’un amphithéâtre mal ventilé, le mot “Chili”. Et avec lui, les Andes, Neruda, le désert d’Atacama, les glaciers, la Patagonie. Et l’idée qu’on pouvait partir étudier à l’étranger, bourse en poche. Il n’en fallait pas plus : je tiendrais le cap, je partirais.
Alors j’ai empilé les heures dans une brasserie à Lyon, 35 heures par semaine, entre les cours, les partiels et les plateaux. Je troquais mon temps contre un peu d’argent, mon présent contre un rêve. Puis j’arrivais enfin au Chili.
Au Chili, tout bascula. L’université ferma après deux mois à cause des révoltes populaires. Le monde extérieur m’appelait. J’ai pris mon sac, direction Ushuaïa, le bout du monde. J’ai vu les neiges de Patagonie, puis plus tard les temples incas, les jungles, les villes qui brûlent et les visages qui vous changent. J’ai traversé le Pérou, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay. Je me croyais libre.
Puis vint le Covid. Je rentrai en France. Un rêve s’était accompli, un autre s’écroulait. Plus d’alternance, plus de projet, plus de corde à laquelle m’accrocher. J’étais de retour dans une vie que je n’avais jamais vraiment choisie, à regarder mes jours passer comme des trains qu’on ne prend pas.
Alors j’ai attendu. Un travail, un semblant de normalité, deux années d’économie. Mais à quel prix ? Je sacrifiais tout : les sorties, les plaisirs, les distractions. J’achetais peu, sauf l’essentiel : un appareil photo, un drone, un peu de matériel. Et de temps à autre, je reprenais mon souffle sur les îles des Açores, dans les fjords de Norvège, sur les routes de l’Inde. Des éclats d’ailleurs, pour ne pas oublier pourquoi je me lève, pour ne pas oublier que j’ai encore des rêves.
Je préparais ma grande échappée. Une idée fixe : le Yukon. Rejoindre l’Alaska non pas en avion, mais au fil de l’eau. Car ce sont les fleuves qui dessinent les hommes, comme ils sculptent les vallées. Alors j’ai descendu le Yukon sur 1200 kilomètres. Et sur ce fleuve, je me suis retrouvé, défait, refait.
Depuis, j’ai marché en Colombie, gravi l’Équateur, dérivé au Pérou, respiré en Bolivie, gelé en Islande, rêvé en Égypte, erré en Jordanie. Et j’ai rencontré l’amour. Mais tout ça n’est qu’un prélude. Le prologue de quelque chose de bien plus grand…
Souvent, on me demande : “De quoi tu vis ?” Je réponds simplement : “Je vis.” Cela suffit. Mes économies se faneront comme les feuilles en automne, j’aviserai quand le vent tournera. Mais tant qu’il souffle, je marche.
Et un jour, quand je serai un vieil homme un peu cassé mais debout, et que mes petits-enfants me demanderont une histoire, je ne leur lirai pas un conte quelconque. Je leur parlerai du vrai monde, de celui qu’on effleure du bout des doigts, dans une rue de New Delhi, sur un fleuve glacé en Alaska, sur une montagne équatorienne, ou sous les étoiles du désert en Jordanie.
Vivre, c’est tout ce que j’ai toujours voulu faire. Alors je vis.
Comment je finance mes aventures ?
Il y a une chose que l’on me demande souvent : comment est-ce que je peux me permettre de partir aussi souvent ?
La réponse est moins exotique qu’il n’y paraît.
Pendant deux ans, j’ai travaillé dans la communication. J’ai mis de l’argent de côté, parfois au détriment de certaines choses que j’aurais pu m’offrir sur le moment. Je savais que cet argent finirait par servir à quelque chose de plus important pour moi : acheter du temps.
Du temps pour partir.
Aujourd’hui, mes voyages sont aussi en partie financés par mon travail de créateur de contenu. Je collabore avec des marques dont les produits trouvent naturellement leur place dans mes aventures. Je photographie, je filme, j’écris. Certaines collaborations sont rémunérées, d’autres prennent la forme de matériel ou de partenariats.
Je ne suis pas parti avec une fortune. J’ai simplement essayé de transformer ce que je gagnais en liberté.
Et puis, il y a une règle à laquelle je tiens : je ne voyage pas pour produire du contenu. Je produis du contenu parce que je voyage.
La différence est importante.
Mes aventures restent avant tout des aventures. Le travail vient ensuite, comme une manière de les prolonger, de les raconter et, parfois, de permettre au prochain départ d’exister.
Alors, pour l’instant, je fais ce que j’ai toujours fait : je travaille un peu, j’économise, je pars, je reviens, et je recommence.
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